Monsieur le Président de la République Française,

Le 29 mars 1919, se tint en France un procès qui concernait un patriote belliciste (Raoul Villain) et un humaniste pacifiste (Jean Jaurès). En l’absence du pacifiste, ce fut sa famille qui fut condamnée (en l’occurrence son épouse, Louise Jaurès).

Vous venez de me confirmer - textes à l’appui - que vous étiez garant de la chose jugée. Certes, je savais cela. Laissons l’assassin s’enorgueillir d’avoir été reconnu comme le bras vengeur de la république ! Vous n’avez pas répondu aux deux questions que je posais.

Les textes à l’appui sont l’émanation d’une législation élaborée par les politiques. Pourquoi les politiques d’aujourd’hui ne déferaient-ils pas les textes que d’autres ont construit - ayant entraîné des décisions iniques - pour réhabiliter le passé ?

J’appartiens à la famille de Jean Jaurès. Est-ce si déraisonnable de vous demander, une fois encore, de lever la condamnation qui pèse sur cette famille depuis le jugement du 29 mars 1919 ?