Double langage ou double jeu ?

À propos de l’affaire concernant Catherine Sauvage, je constate que ce que la justice a fait le Président de la République Française peut le défaire.

Je respecte les agents de la justice et les hommes politiques mais, cependant, quand des situations d’apparence identiques, sur le fond, reçoivent des traitements différents, il faut balayer toutes leurs arguties et arguer du bon sens.

 

Dans le procès Jacqueline Sauvage (meurtrière)-Norbert Marot (victime), le Président de la République française vient de décider d’accorder à la meurtrière (condamnée par la justice) la grâce présidentielle. C’est une mesure populaire, qui satisfait l’opinion publique en 2016. Personnellement, je dis « bravo » !

 

Dans le procès Raoul Villain (meutrier)-Jean Jaurès (victime), Louise (mon arrière grand-tante collatérale), l’épouse de Jean (étrangère aux faits), a été condamnée aux dépens et l’assassin Villain acquitté. C’est une mesure populaire, qui satisfaisait l’opinion publique en 1919. Comme arrière-petit-fils collatéral de Jean Jaurès, j’ai demandé au Président de la République de réhabiliter la famille de Jean Jaurès. Le Président de la République vient de me répondre « qu’il est garant de la chose jugée ». À décision judiciaire inique réponse politique cynique. Vive la justice française et « Merde à Jaurès ». Monsieur le Président, sortez Jaurès du Panthéon et rendez ses cendres à sa famille qui ne souhaitait pas leur transfert à Paris…sur le lieu du crime.

Claude Assémat

08/01/2017