Du « clos » à « l’ouvert »

J’en appelle à Molière car je ne suis pas favorable à une disposition qui obligerait les ouvriers à parler le seul français sur les chantiers. La récupération de Molière par les partisans du monolinguisme dans notre pays se trompent. Je dénonce l’assimilation de Molière (dans l’expression « clause Molière ») à la notion « d’usage exclusif du français ». Molière fait montre, dans son œuvre, d’une connaissance de 6 langues : le français littéraire, le latin, l’occitan, le sabir, le dialecte picard et le dialecte francien. Oui à la "clause Molière" dans l'Éducation Nationale de l'État français pour favoriser la communication et mettre en pratique le multiculturalisme et le plurilinguisme de Molière.

Je vous invite à lire « Molière l’Occitan » (Éditions Lambert-Lucas, version française ISBN 978-2-35935-101-9 ou version occitane ISBN 978-2-35935-102-6). Vous y découvrirai que Molière, dans une de ses pièces Monsieur de Pourceaugnac, utilise avec brio le français, l’occitan et le picard.